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36ème VENTE GARDEN PARTY - II

 
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Lot 294

Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764)
Pièce autographe, 5...
Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764)
Pièce autographe, 5...
Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764)
Pièce autographe, 5...
Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764)
Pièce autographe, 5...
Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764)
Pièce autographe, 5...

Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764)
Pièce autographe, 5 mai 1750

Billet donnant l’ordre d’envoyer un messager remettre une lettre écrite par la marquise de Pompadour à l’adresse de « M. d’Argenson » à la sortie de « l’Opéra », à l’occasion de la première de Léandre et Héro, et attendre s’il y a une réponse en retour.

Une page in-12 oblong.
(petit manque, petite déchirure)
Sous cadre.

France, May 5, 1750. A handwritten note by Madame de Pompadour ordering a messenger to deliver a letter to Monsieur d'Argenson.

Rarissime billet manuscrit écrit par la marquise de Pompadour, favorite du roi Louis XV, adressé à l’un de ses « gens » dévoués à son service [Madame du Hausset, sa femme de chambre, Charles Jacques Collin, son homme de confiance et premier intendant, ou le chevalier d’Hénin, son écuyer] : « Envoyés tout à l'heure un de mes gens porter cette lettre à M. d'Argensson [sic]. Celuy que vous envoyrés n'a qu'à aller à une des portes de l'Opéra. Il y trouvera surement des gens de M. d'Argensson qui y attendront leur maître. Il n'a qu'à donner la lettre à M. d'Argensson en sortant de l'Opéra il ne restera qu'au cas que M. d'Argensson lui dise. »
En haut du billet apostille manuscrite probablement d’un membre de son personnel :
« 5 may 1750. Dépêché Lajamelle postillon »

Le 5 mai 1750 est représenté pour la première fois à l’Académie royale de musique, appelé « vulgairement » l’Opéra, « Léandre et Héro », un opéra-tragédie composé par le marquis de Brassac sur un texte de Le Franc de Pompignan. Dans le catalogue de la bibliothèque de la marquise de Pompadour, il est mentionné un exemplaire de cet opéra, édité à l’occasion de cette représentation chez Mme Boivin/M. Leclerc à Paris. René Louis de Voyer de Paulmy, marquis d'Argenson, a rédigé une fiche critique sur cette tragédie opéra de Brassac dans son manuscrit « Notices sur les œuvres de théâtre, depuis le théâtre grec jusqu'au XVIIIe siècle » [fol. 179], conservé à la Bibliothèque de l’Arsenal.

Au printemps 1750, les relations sont détestables, voire haineuses, entre la marquise de Pompadour et les frères de Voyer de Paulmy, René-Louis, marquis d’Argenson, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères déchu, et Marc-Pierre, comte d’Argenson, secrétaire d’Etat à la guerre. La Cour est alors divisée en deux factions rivales : d'une part le parti dévot ou « parti de la famille », autour de la Reine Marie Leszczynska, plusieurs évêques, des enfants du roi et quelques ministres minoritaires au gouvernement, comme le comte d’Argenson, secrétaire d’Etat à la guerre ; et d'autre part, la majorité du gouvernement, comme Saint Florentin (Maison du Roi), Machault (Garde des Sceaux), appuyés par la marquise de Pompadour, qui exerce une véritable tutelle sur l’esprit du roi.

Poussé à la démission en janvier 1747 de son portefeuille aux Affaires étrangères, René-Louis, marquis d’Argenson écrit dans son journal et mémoires :
- « [mars 1748] La marquise vend tout, et jusqu’à des régiments. Le maître tombe de plus en plus dans la facilité à se laisser gouverner par cette femme et par ceux dont les qualités flatteuses plutôt qu’estimables le séduisent, ce qui ne fait pas le compte de l’état. »
- « 25 avril 1750 ( ) La marquise de Pompadour augmente en crédit, mais elle amasse des carreaux et des orages pour le temps où sa faveur diminuera ( )
- 5 mai 1750 : ( ) Le roi est persuadé qu’il gouverne au mieux et que tout est bien gouverné. Il voit dans mon frère un homme à expédiens à qui tout réussit, guerre, victoire, aujourd’hui arrangemens dans Paris ( ) je définirais le roi et son règne de raison trompée » « La marquise de Pompadour devient de plus en plus maîtresse des affaires, qu’elle en a fait décider depuis quatre ou cinq autrement que mon frère ne les avait réglées, ce qui s’appelait quatre à cinq camouflets, et qu’on cherchait à lui en donner d’autres »

Estimation : 2 000 € ~ 3 000 €

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