CHEVERNY 2008
"UN COUP DE FOLIE…
POUR UN COUP DE MARTEAU...


Oui, mais non des moindres puis qu’il s’agit du marteau d’ivoire du « maître de Vendôme » !

Et « vingt ans après » …à Cheverny, tout est intact : le cadre, le décor, l’ambiance, le cérémonial, le rêve… car c’est bien de cela dont il s’agit, du rêve que sait si bien déclencher en nous ce satellite en effet atypique dans la galaxie des commissaires-priseurs, qu’est notre surdoué d’ami, Philippe Rouillac.

Loin en effet des ambiances grises (style station de métro !) qui caractérisent nombre de ventes aux enchères classiques, la vente de Cheverny s’apparente un peu, quant à elle, à un phénomène de cour où,quand le jour et l’heure venus, le maître rentre en scène, c’est un délicieux chatouillement d’impatience qui vous saisit, un peu comme au théâtre à l’instant où le rideau va se lever.

Et là en effet « ce n’est pas au téléphone, ni dans la salle non plus » que tout se joue, mais surtout dans nos esprits où ce ballet minutieusement et royalement réglé fait monter (comme les enchères)notre tension et notre attention !

C’est un beau soir d’été, au château du Fresne, dans l’imagination de notre craquante et ensorcelante amie… Sue de Brantes, que germa ce sortilège… Et la fièvre nous reprit chaque année !

Allez donc qualifier cette manifestation, toute d’originalité et de tradition, atypique elle aussi, qu’on pourrait situer à mi chemin entre une garden-party, un défilé-spectacle, une remise de prix ou une kermesse ! Un « Trooping the color » loir-et-chérien en quelque sorte ? (expression d’ailleurs intraduisible, même par les britanniques).À vous de juger… et de vous en griser sans modération !"

Arnaud de SIGALAS